Tibo InShape devient un avatar IA sur Sora 2 : coup de génie ou nouvelle ère de la viralité artificielle ?

Depuis quelques jours, une vidéo en particulier secoue le monde de la création de contenu : le visage de Tibo InShape, transformé en personnage IA, fait sensation dans un spot généré par Sora 2, la dernière version du puissant générateur vidéo d’OpenAI. L’auteur ? Le créatif Mathieu Crucq, qui a eu l’idée audacieuse d’utiliser l’image du célèbre YouTuber dans un univers à mi-chemin entre science-fiction et autopromo parodique.

La scène est simple, percutante, presque troublante : une IA stylisée façon Tibo qui s’adresse directement à la caméra pour vanter un “plan Sora”, dans un ton volontairement inspiré des vidéos de motivation du YouTuber. Mais cette fois, ce n’est plus l’homme qui parle — c’est sa version générée.


Une image qui devient un outil de viralité

L’usage de l’image de Tibo InShape ne passe pas inaperçu. En quelques heures, la vidéo devient virale, cumule des centaines de milliers de vues sur TikTok et Instagram, et pousse des internautes à interagir massivement. Entre fascination et malaise, la réaction est forte.

Ce coup médiatique repose sur un outil de plus en plus courant : l’IA générative de vidéo, ici Sora 2, capable de produire des scènes cohérentes, animées, et personnalisées à partir d’un simple prompt. Le visage de Tibo, utilisé ici dans un cadre parodique, devient une matière malléable, duplicable à l’infini.


Influenceur ou “matière première numérique” ?

En prêtant son image (même de façon indirecte), Tibo devient l’exemple parfait de ce que pourrait être l’influence de demain : des avatars générés, disponibles 24/7, dans tous les formats, toutes les langues, toutes les intentions.

Cela pose évidemment des questions :

  • Peut-on générer librement le visage d’une célébrité ?
  • À partir de quel seuil l’image d’un individu devient-elle une “marque” ?
  • Et surtout : que se passe-t-il quand ce type de contenu est généré sans accord explicite ?

Un précédent pour les créateurs français

Mathieu Crucq n’en est pas à son coup d’essai dans le monde de la création générative, mais ce contenu marque une bascule dans les usages publics. Tibo InShape, avec ses plus de 10 millions d’abonnés sur YouTube, devient ici un symbole malgré lui d’une tendance lourde : l’utilisation commerciale ou créative d’identités numériques générées.

Si la vidéo a été perçue comme un hommage ou une parodie bienveillante, elle ouvre surtout la porte à une généralisation. Demain, un visage connu pourra-t-il être licencié comme une typographie ou un preset audio ? Rien n’est moins sûr.


Coup de génie ou début d’une dérive numérique ?

Tibo InShape ne s’est pas encore exprimé officiellement sur cette utilisation de son image. Mais ce cas soulève déjà un débat plus large : les créateurs doivent-ils protéger leur “jumeau IA” ? À l’heure où la distinction entre réel et généré s’estompe, une nouvelle économie de l’image semble émerger.

Et ce n’est peut-être que le début.

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