Capgemini et Orano annoncent le déploiement d’un robot humanoïde intelligent baptisé Hoxo sur le site Orano Melox (Gard), au sein de l’École des Métiers. L’objectif : évaluer pendant 4 mois comment un humanoïde doté d’IA peut assister les équipes sur des tâches répétitives et en environnement contraint.
Selon les partenaires, Hoxo embarque une IA “physique”, des capteurs pour la perception en temps réel, la navigation autonome, l’exécution de gestes techniques et l’interaction avec les opérateurs. Le projet veut “répliquer des mouvements humains” pour travailler aux côtés des équipes, et préparer des usages à l’échelle industrielle si les essais sont concluants.
Ce qui sera testé
Orano précise une série de cas d’usage envisagés : apporter des outils sur un chantier de maintenance, effectuer des prélèvements radiologiques, assister la manutention de fûts — des tâches où l’ergonomie, la répétabilité et la réduction d’exposition des salariés sont clés. Hoxo mesurerait 1,35 m (format compact pour évoluer dans les espaces existants).
Pourquoi c’est notable
Les deux groupes présentent Hoxo comme “le premier robot humanoïde intelligent déployé dans le secteur du nucléaire” — une première mondiale “sur une installation nucléaire, y compris pour un test”, d’après un responsable d’Orano cité par l’AFP. Même si l’essai se déroule au sein de l’École des Métiers du site, il s’inscrit dans un environnement industriel réel, avec des exigences de sûreté et de procédures.
Points de vigilance
– Il s’agit d’un pilote de 4 mois : les performances, l’autonomie réelle et la robustesse opérationnelle devront être validées avant tout déploiement plus large.
– L’intégration d’un humanoïde dans le nucléaire pose des enjeux de sécurité, de cybersécurité et de traçabilité des décisions machine : Capgemini évoque la convergence robotique + vision + jumeaux numériques pour fiabiliser l’ensemble.
En bref
Hoxo est un test grandeur nature d’IA incarnée au cœur d’une industrie ultra-réglementée ; s’il est concluant, il pourrait soulager les opérateurs, standardiser certaines tâches et améliorer la performance… tout en ouvrant un nouveau chapitre de cohabitation humain-robot dans les sites sensibles.